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L’affaire de Tarnac : Chronologie – du 11 nov au 31 dec 2008

Voici notre chronologie(évènements et revue de presse) de l’affaire de Tarnac .

Des neuf mis en examen, Julien Coupat et Yldune Lévy sont les seuls à être encore en détention, lui à la maison d’arrêt de la Santé et elle à Fleury-  Mérogis (Essonne).

Julien, maintenu en détention vendredi 26 décembre par la cour d’appel de Paris, ainsi que sa compagne Yldune sont incarcérés depuis le 15 novembre.

Nous essaierons de remettre cette page à jour le plus souvent qu’il le faudra et, on le souhaite, le moins longtemps possible pour tout ceux encore mis en examen dans cette affaire.

Source:  ULTRA HumanDignity

Voici notre chronologie(évènements et revue de presse) de l’affaire de Tarnac .

Des neuf mis en examen, Julien Coupat et Yldune Lévy sont les seuls à être encore en détention, lui à la maison d’arrêt de la Santé et elle à Fleury-  Mérogis (Essonne).

Julien, maintenu en détention vendredi 26 décembre par la cour d’appel de Paris, ainsi que sa compagne Yldune sont incarcérés depuis le 15 novembre.

Nous essaierons de remettre cette page à jour le plus souvent qu’il le faudra et, on le souhaite, le moins longtemps possible pour tout ceux encore mis en examen dans cette affaire.

Les lecteurs qui désirent proposer, participer, corriger, améliorer… peuvent nous contacter : ultra.humandignity@gmail.com

11 novembre : Vingt personnes sont arrêtées à Paris, Rouen, dans la Meuse et dans une communauté libertaire de Tarnac (Corrèze). Onze sont rapidement libérées. Le ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie souligne des « liens entre les lieux et les heures de sabotage et l’activité d’un certain nombre (d’entre eux) ».
paru sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081226.OBS7292/chronologie_de_laffaire_coupat.html

12 novembre : RAMASSIS DE CONNERIES :QUAND LE FIGARO AGITE LE SPECTRE DES “TERRORISTES D’ULTRAGAUCHE” POUR FAIRE PLAISIR À ALLIOT-MARIE!! Sabotages de la SNCF : la piste de l’ultragauche[ Christophe Cornevin – LE FIGARO – 12/11/2008 ]

Cet article du plumitif du Figaro est un chef d’oeuvre de désinformation et de manipulation de l’opinion. Il se trouve que nous connaissons certains des interpellés de Tarnac et nous ne les reconnaissons absolument pas dans le portrait “tremblez braves gens” qui est dressé ici… Outre la soupe qu’il sert complaisamment à Alliot-Marie, le journaliste utilise tous les petits procédés rhétoriques pour faire croire à un vaste complot de fous nihilistes s’apprétant à faire sauter l’Etat… tout est bon pour faire peur au populo et lui faire accepter encore plus de surveillance… et détourner son attention des mesures gouvernementales en cours…

Retrouvez l’article complet passé à la moulinette par AlterInfo : http://www.alterinfo.net/RAMASSIS-DE-CONNERIES-QUAND-LE-FIGARO-AGITE-LE-SPECTRE-DES-TERRORISTES-D-ULTRAGAUCHE-POUR-FAIRE-PLAISIR-A-ALLIOTMARIE_a25923.html?PHPSESSID=f080bc369050ff90b700759a7d8c38f7

14 novembre : Un comité de soutien aux cinq jeunes corréziens interpellés dans l’enquête sur les « sabotages » contre le réseau SNCF a été officiellement créé vendredi soir à Tarnac, le village dans lequel ils vivaient. Principal objectif : dénoncer la manière dont ils ont été arrêtés. Pour l’un des co-fondateurs du comité, « la façon dont on les présente est différente de la réalité partagée ici dans le village », ajoutant qu’ils « vivent de façon ouverte et sont bien intégrés ».
http://www.soutien11novembre.org/
15 novembre : Neuf personnes âgées de 23 à 34 ans, dont trois femmes et le leader présumé du groupe, Julien Coupat, ancien étudiant en sociologie et chef présumé du groupe baptisé « cellule invisible », arrêté à Tarnac, sont mises en examen pour association de malfaiteurs terroriste et cinq, dont Coupat, sont écrouées. Elles auraient été présentes, à proximité de lieux où des dégradations ont été commises et disposaient selon les enquêteurs de cartes du réseau ferré ou encore de pinces à forge.

A la mi-novembre: le quotidien berlinois Tageszeitung (TAZ) a reçu une lettre de revendication anonyme après le sabotage d’un convoi ferroviaire de déchets nucléaires. Le train transportant ces déchets entre la France et l’Allemagne avait mis plus de trois jours pour arriver au centre de stockage, durant le week-end du 11 novembre. « Parce que nous en avons ras le bol, nous avons dirigé notre colère contre les lignes de transport de (déchets) nucléaires », écrivaient les auteurs de cette missive reçue par la TAZ et transmise à l’AFP. http://www.france-info.com/spip.php?article226087

19 novembre : communiqué du SNJ-CGT de France 3 Limousin-Poitou-Charentes:

« Droit à l’image bafoué, confiance trahie… et journalistes discrédités ! Mona-Lisa connaît-elle la déontologie ? »…« L’indécence des médias » … »Les deux journalistes ont beaucoup parlé, encore plus écouté. Petit-à-petit la confiance est revenue. Certains « interpellés » du 11 novembre ont même accepté pour la première fois de témoigner… posant légitimement quelques conditions : « Nous acceptons de faire cet interview si vous assistez au montage et si vous nous assurez qu’elle ne sera pas reprise par d’autres médias. Le reportage doit rester tel quel pour que le propos ne soit pas déformé ».Fragile confiance qu’il ne fallait surtout pas trahir. Et pourtant…Diffusé comme prévu sur France 3-Limousin, le reportage remonte ensuite à IV3 puis se retrouve au 13h de France 2…retaillé, remonté, rallongé, recommenté, les interviews isolées, recoupées et réutilisées, le tout sorti de son contexte local. Sans parler d’Internet où l’on retrouve l’ensemble en libre accès. Bref, exactement ce que redoutaient les jeunes de Tarnac ! »

L’article complet sur: http://www.acrimed.org/article3013.html

21 Novembre : L’affaire des suspects de Tarnac a des incidences politiques dans la région Limousin. Lors d’une réunion récente de la commission permanente du conseil régional, l’élu du Modem, Jean-Jacques Bélézy a demandé et obtenu l’ajournement du dossier d’aide à la création d’entreprise de l’épicerie du village. L’élu a indiqué que « ce dossier est présenté par des personnes mises en cause dans l’affaire des sabotages des lignes TGV ». L’assemblée a accepté à l’unanimité d’ajourner cette subvention.

21 Novembre :

18_20 L’EMISSION sur France Culture:Reportage à Tarnac…

 

23 novembre 2008 Publié par Libération le 19 novembre…. Giorgio Agamben philosophe italien.

« A l’aube du 11 novembre, 150 policiers, dont la plupart appartenaient aux brigades antiterroristes, ont encerclé un village de 350 habitants sur le plateau de Millevaches avant de pénétrer dans une ferme pour arrêter 9 jeunes gens (qui avaient repris l’épicerie et essayé de ranimer la vie culturelle du village). Quatre jours plus tard, les 9 personnes interpellées ont été déférées devant un juge antiterroriste et «accusées d’association de malfaiteurs à visée terroriste». Les journaux rapportent que le ministre de l’Intérieur et le chef de l’Etat «ont félicité la police et la gendarmerie pour leur diligence». Tout est en ordre en apparence. Mais essayons d’examiner de plus près les faits et de cerner les raisons et les résultats de cette «diligence». »

l’article complet sur : http://ultragauche.wordpress.com/2008/11/23/terrorisme-ou-tragi-comedie-par-giorgio-agamben/

23 novembre :

Interview sur France 5 du père de Julien Coupat

Clickez sur les bouquins mentionnés dans cet entretien avec Gérard Coupat, pour les télécharger en version Pdf :

 

23 novembre: Quatre des parents des jeunes gens soupçonnés d’avoir provoqué des dégradations contre des lignes TGV se sont rendus à Tarnac où vivaient plusieurs d’entre eux pour remercier la population locale de son soutien. Réunis dans la salle polyvalente de ce village de 350 habitants, les quatre parents ont adressé leurs remerciements aux 150 personnes présentes. Par ailleurs plusieurs comités de soutiens sont créés dans les villes suivantes: Tarnac, Rouen, Nancy, Tulle, Limoges, Bruxelles ainsi qu’aux Usa.

24 novembre : Tripatouillage sur « l’ultra-gauche », en direct de France Inter Publié le 24 novembre 2008 par Olivier Poche

Après les sabotages des lignes TGV, le 8 novembre dernier, neuf personnes, présentées comme membres d’une « mouvance anarcho-autonome » et « d’ultra-gauche » par la ministre de l’Intérieur ont été mises en garde à vue. Les médias, par l’odeur alléchés, se sont jetés sur cette affaire, en relayant en général la version officielle. Dernier épisode de cette chasse aux coups médiatiques sur un sujet « croustillant », au moins aux yeux de ceux qui le couvrent : l’annonce tonitruante sur France Inter d’un « scoop » sur cette ultra-gauche qui prend les armes, scoop qui se dégonfle aussitôt promis, comme doit le reconnaître, à contrecœur et à mots couverts, le journaliste pris la main dans le pot de confiture. Samedi 22 novembre, dans « Eclectik », l’émission de Rébecca Manzonni sur France Inter, Thomas Chauvineau consacre son « journal de bord » à ceux qu’on présente comme des « militants d’ultra-gauche », et qu’il a rencontrés chez eux. Il interroge en particulier « Bertrand », arrêté puis relâché dans le cadre de l’enquête. Dans le journal de la mi-journée, deux heures plus tard, Denis Astagneau revient sur ce reportage – et revient avec un « scoop » qui mérite d’être reproduit en intégralité…

sur: http://www.acrimed.org/article3012.html

25 novembre, 20H: création à Bruxelles d’un Comité de soutien aux inculpés du 11 novembre arrêtés dans le cadre de l’enquête sur les sabotages des TGV en France. Les neuf inculpés sont poursuivis pour « association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste » et cinq d’entre eux sont maintenus en détention provisoire après une garde à vue de 96 heures et une opération très médiatisées dans le petit village de Tarnac. source: http://www.soutien11novembre.org/

27 novembre : Le conseil régional du Limousin fait savoir aux gérants du « Magasin Général »que leur demande de subventions sera représentée à la prochaine commission permanente.Comme prévu, la girouette bien huilée et le vent ayant tourné , les courageux élus en question, après avoir hurlé avec les loups anti-terroristes, ont pu retourner leurs vestes sans aucune honte apparente. La vie politique régionale continue. voir aussi : Ajournement de la subvention (JT de France3 Limousin Poitou Charentes le 26/11/2008)-vidéo disponible sur la page : http://limousin-poitou-charentes.france3.fr/info/48459537-fr.php#para49823683

27 Novembre au matin : Nouvelle perquisition à Tarnac. Une équipe de gendarmes et de la SDAT a effectué une nouvelle perquisition dans l’ appartement de Gabrielle H. Prenant comme témoins l’ adjoint au maire et un conseiller municipal. Prétextant la recherche du « petit carnet noir » trouvé par le J.D.D., ils ont pris un télephone portable dont nous ne conaissions pas l’ existence. source: http://www.soutien11novembre.org/

27 novembre, 10H45 : lors d’un contrôle routier sous caméras de repérage, un membre du Comité belge fraîchement créé est interpellé à Bruxelles parce que la voiture qu’il conduit est signalée dans le fichier Schengen. Alors que lui-même ne fait l’objet d’aucun signalement de recherche, il est immédiatement arrêté et menotté lorsque les policiers découvrent des documents relatifs au Comité. La voiture, un rétroprojecteur et tous les documents trouvés dans le véhicule sont saisis. L’automobiliste est emmené au commissariat de la rue Marché au Charbon et maintenu menotté à un banc et sans pouvoir manger de 11 H du matin à 20H. Il est interrogé par des inspecteurs du Parquet fédéral qui l’interrogent au sujet du Comité et cherchent à savoir qui est le responsable du Comité de soutien. A 20H il est emmené avec trois voitures de police place du Jeu de Balle. source: http://www.soutien11novembre.org/

27 novembre, 20H : sept inspecteurs du Parquet fédéral font irruption audomicile de Philippe Simon, au-dessus de la librairie « Imaginaire », place du Jeu de Balle à Bruxelles. Pendant deux heures, en l’absence de Philippe Simon, munis d’un mandat de perquisition sur lequel était mentionnées apparemment les infractions « association de malfaiteurs » et «détérioration en réunion », les policiers fouillent minutieusement l’appartement et copient tous les fichiers de son ordinateur pour finalement emporter celui-ci. Des revues politiques et des cd ont également été saisis. source: http://www.soutien11novembre.org/

28 novembre, 1H : le membre du comité belge est relâché mais la voiture, la liste d’adresse électronique et tout le matériel du Comité sont saisis. source: http://www.soutien11novembre.org/

28 novembre :

Lancement d’une pétition de soutien aux inculpés du 11 Novembre. SIGNEZ LA ICI: petition

28 novembre : Le groupe d’une cinquantaine de personnes venues soutenir les accusés a été refoulé du palais de Justice de Paris.

http://www.dailymotion.com/video/x7jybj_le-groupe-de-tarnac-au-tribunal-de_news

2 décembre : Des cinq personnes placées en détention provisoire dans cette affaire, la chambre de l’instruction de la cour d’appel a décidé la remise en liberté de Gabrielle H., Benjamin R. et Manon G., ont indiqué Maitres Irène Terrel et Steeve Montagne. Julien Coupat et sa compagne Yldune L. restent donc en détention.

3 décembre : Le chef de l’Unité de coordination de la lutte antiterroriste (Uclat), Christophe Chaboud, déclare que le « groupe Coupat » a « organisé des sabotages concertés dans le but de perturber tout un réseau de communication » et que « l’intention de paralyser le pays en s’attaquant à son réseau de voies ferrées ne faisait pas de doute ». Il ajoute cependant que les faits sont d’une gravité inférieure aux critères de la lutte anti-terroriste. paru sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081226.OBS7292/chronologie_de_laffaire_coupat.html

5 décembre : Fictions du terrorisme, par Christian Salmon

« Vous habitez Saint-Denis, donc vous êtes anarchiste, affirmait Rochefort dans L’Intransigeant du 16 mars 1892. Si vous n’étiez pas anarchiste, vous n’habiteriez pas Saint- Denis. Or, une bombe a fait explosion à la porte de l’hôtel de Sagan ; et comme les bombes ne peuvent être lancées que par des anarchistes… Je vous envoie au dépôt parce que vous êtes certainement anarchiste, puisque vous habitez Saint-Denis, et qu’étant anarchiste, il est évident que c’est vous qui avez lancé la bombe. »

L’article complet sur: http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/12/05/fictions-du-terrorisme-par-christian-salmon_1127339_3232.html

9 décembre : Benjamin Rosoux, épicier à Tarnac, remis en liberté le 2 décembre, estime que les sabotages de lignes TGV n’ont rien à voir avec du terrorisme et que le gouvernement cherche à « diaboliser » les mouvements sociaux. Mme Alliot-Marie déclare que la police a trouvé à Tarnac « des écrits qui légitiment les attaques contre l’Etat à travers notamment les voies de transports », « du matériel pouvant être utilisé à cette fin » et « des documents sur la confection d’engins incendiaires ».

INTERVIEW de Benjamin Rosoux pour Libération :

9 décembre:

MAM répond aux interrogations autour de « l’ultra-gauche » sur europe1…
Michèle Alliot-Marie a justifiée la mise en cause de neuf personnes, dont la plupart résidait à Tarnac, dans les sabotages de lignes TGV de la Sncf. Elle a indiqué au micro d’Europe 1 que les enquêteurs ont retrouvé « des écrits qui légitiment les attaques contre l’Etat à travers notamment les voies de transports ou les éléments qui sont nécessaires à la vie quotidienne de l’Etat. » La ministre a encore affirmé que la police a « trouvé du matériel pouvant être utilisé à cette fin. Nous avons également trouvé des documents sur la confection d’agents incendiaires ».
paru sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20081226.OBS7292/chronologie_de_laffaire_coupat.html

 

10 décembre :
Emission de radio : LÀ BAS SI J’Y SUIS, MERMET,Une petite épicerie tapie dans l’ombre (1/2)
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1567 Braves gens, des terroristes anarcho-autonomes d’ultra-gauche se cachent (peut être) dans votre village. Peut-être même tiennent-ils la petite épicerie. Comme à Tarnac, en Corrèze, où les villageois ont vu débarquer le matin du 11 novembre plus de 150 policiers accompagnés par les médias pour un gigantesque coup de filet ultra-médiatisé. Mais les habitants, eux, ne se sont pas laissé rouler dans la farine et ont refusé de cautionner les allégations de la Ministre de l’Intérieur qui a trouvé, dans la jeunesse alter-mondialiste, le nouvel ennemi intérieur. Un reportage de Pascale Pascariello

11 décembre 2008: Le député Noël Mamère (Verts) mais aussi la sénatrice de Corrèze Bernadette Bourzai (PS) ont décidé d’alerter l’opinion en organisant une conférence de presse dans les locaux du Parlement. Plusieurs parlementaires de gauche, accompagnés des parents de Julien et Yldune, les 2 derniers incarcérés, ont voulu dénoncer ensemble « un dérapage dangereux pour notre démocratie ». Les élus ont précisé qu’ils ne voulaient pas pour autant s’immiscer dans la procédure en cours.


SABOTAGE SNCF: DES ÉLUS CRIENT AU FEU

12 décembre : Emission de radio : LÀ BAS SI J’Y SUIS, MERMET, Une petite épicerie tapie dans l’ombre (2/2)
http://www.la-bas.org/article.php3?id_article=1570 Entretien avec Eric Hazan (fondateur des éditions La Fabrique) et Agnès Tricouart (LDH)

13 décembre: Plus de 500 manifestants sont venus soutenir les inculpés de Tarnac, à Limoges. L’événement s’est déroulé sous la pluie et sans violence. Tout au long du parcours, la circulation a été bloquée à de nombreuses reprises, et des actions spectaculaires ont été observées. Ainsi, une banderole a été déployée sur la façade de l’Opéra-théâtre (« Libérez tous les otages de l’État »), pendant qu’un fumigène était brandi au sommet de l’édifice. Place d’Aine, une banderole a été déployée devant le palais de justice : « Qui terrorise qui ? » Des feux d’artifices à la maison d’arrêt.Surtout, c’est un véritable bouquet final qui a clôturé la manifestation, puisque des feux d’artifice ont été tirés sur la place Winston-Churchill, devant la maison d’arrêt de Limoges. Certaines fusées sont même arrivées à l’intérieur de l’enceinte.

 

14 décembre :

Dans dimanche+…Copé en remet plusieurs couches !!

VOIR l’extrait (vidéo)
ou l’article de Libération

15 décembre :

Interview d’Eric Hazan (Editions La Fabrique) par médiapart en trois parties:
voir les videos

15 décembre : Benjamin Rosoux et Mathieu Burnel, tous deux désignés par la police comme faisant partie du « premier cercle » de la Cellule invisible responsable des sabotages de caténaires de la SNCF, contestent en détail le rapport de la Sous-direction de la police antiterroriste, révélé par Mediapart. C’est un montage, un «pur ouvrage de scénarisation», assurent-ils. Ils reviennent aussi sur les conditions de leur garde à vue. Au même moment, une autre piste, venue d’Allemagne, évoquée par Mediapart dès le 22 novembre, fragilise encore un peu plus cette enquête de police qui n’a pu rassembler aucun élement de preuve matérielle. Entretien en 4 parties avec Benjamin Rosoux et Mathieu Burnel : voir les videos

à consulter ou télécharger :
LE RAPPORT DE LA SOUS-DIRECTION ANTITERRORISTE DE LA DIRECTION CENTRALE DE LA POLICE JUDICIAIRE AU PROCUREUR DE PARIS

16 décembre :
Noël Mamère (Les Verts) interpelle Michèle Alliot-Marie (Ministre de l’Intérieur)


Jeunes de Tarnac, Noël Mamère 16 décembre 2008

18 décembre :

Une équipe de France3 s’est rendue à Avranches en Normandie où il réside provisoirement chez sa mère, ayant obligation de se présenter toutes les semaines à la gendarmerie. Benjamin Rosoux a interdiction de revenir en Corrèze, où il est co-gérant d’une épicerie. Dans l’entretien qu’il a accordé à Fabrice Bidault, il réaffirme être « étranger aux actes de sabotage ». Quant à Julien Coupat, ce n’était pas « un chef » mais « un ami ». Enfin Benjamin Rosoux ne revendique aucune étiquette politique, mais se déclare intéressé par l’histoire « du mouvement révolutionnaire ».

A VOIR : l’entretien vidéo complet dans l’encadré sur cette page http://normandie.france3.fr/info/basse-normandie/49912888-fr.php

19 décembre : Le juge de la liberté et de la détention (JLD) ordonne la remise en liberté de Coupat. Ce dernier reste cependant détenu car le parquet fait immédiatement appel.

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22 décembre : Le JLD refuse de remettre Yldune Lévy en liberté car elle ci n’a toujours pas été entendue par le juge d’instruction. Le magistrat prévoit de l’entendre le 8 janvier 2009.

23 décembre : La Cour d’appel de Paris a rejeté la demande de libération sous contrôle judiciaire de Julien Coupat, donnant raison au parquet de Paris, qui avait déposé un référé-détention pour s’assurer que le jeune homme reste derrière les barreaux. La présidente de la cour d’appel se prononçait sur la validité de la procédure d’urgence mise en œuvre par le parquet. « Un référé-détention à la veille de Noël, ça va trop loin, c’est lamentable », avait déjà déploré l’avocate avant la décision. La chambre de l’instruction, en formation collégiale – un président et deux assesseurs – se réunira, vendredi, pour statuer sur l’appel du parquet contre l’ordonnance de remise en liberté du juge des libertés et de la détention. Elle pourra alors définitivement confirmer la remise en liberté de M. Coupat décidée par le juge ou donner raison au parquet en se prononçant pour son maintien, voire son retour, en détention.

23 décembre:

…Détention confirmée pour Julien Coupat…Grace partielle pour Marchiani …
Image


24 décembre: Qui sont les terroristes ?, Qui terrorise qui ?
Par Alain Badiou, Eric Hazan. Ce texte est paru dans Politis le 24 décembre 2008.

L’ex-Préfet pasquaïen Jean-Charles Marchiani, reconnu coupable de recel d’abus de biens sociaux – pour avoir touché illégalement des commissions à hauteur de 10 millions de francs – et mis en examen pour avoir pris part à un trafic d’armes avec l’Angola, vient d’être gracié par le président Sarkozy après seulement six mois d’emprisonnement, à l’heure où Julien Coupat croupit encore en prison sans jugement, sous prétexte qu’il est simplement soupçonné [1] d’avoir saboté des caténaires SNCF [2]. Seulement voilà, ce sabotage présumé est élevé par l’Etat sarkozyste au rang d’acte terroriste, qualification qui justifie – elle ne sert qu’à cela – toutes les mesures préventives et tous les traitements d’exception… Alain Badiou et Eric Hazan reviennent, dans le court texte qui suit, sur ce mot de plus en plus important, dont le rôle est décisif dans la pensée et la rhétorique d’État de nos sociétés dites démocratiques : le mot terrorisme.

Lire l’article dans son intégralité: http://lmsi.net/spip.php?article839

 

26 décembre : La cour d’appel de Paris décide le maintien en détention de Julien Coupat . La chambre de l’instruction a examiné dans la matinée l’appel formé par le parquet de Paris contre la décision d’un juge des libertés et de la détention (JLD) vendredi dernier de libérer le jeune homme. Au cours d’une audience à huis-clos, à laquelle Julien Coupat a assisté, le parquet général a requis, sans surprise, son maintien en détention, a-t-on précisé de source judiciaire. «Cette décision n’est pas conforme aux exigences légales du droit français en premier lieu desquelles figurent le respect de la présomption d’innocence et son corrolaire, la liberté qui doit être la règle et la détention provisoire l’exception», s’est insurgée son avocate, Me Irène Terrel. «Le parquet a instrumentalisé une fois de plus cette procédure en faisant un référé-détention, ce qui est anormal, et en précipitant l’audiencement entre les fêtes devant une chambre de vacation et devant des juges qui ne connaissent pas le dossier», a ajouté l’avocate dénonçant «un poids médiatique et politique énorme».

29 décembre : Tribune libre: L’affaire de Tarnac :un ordre psychotique Par Jean-Claude Paye, sociologue. Réflexion sur le fonctionnement de l’accusation de terrorisme.

 » L’accusation, qui dit disposer de nombreux indices, reconnaît n’avoir aucun élément matériel de preuve.C’est le profil des jeunes interpellés qui justifie leur mise en examen. Ils ont été arrêtés parce qu’« ils tiennent des discours très radicaux et ont des liens avec des groupes étrangers », et que nombre d’entre eux « participaient de façon régulière à des manifestations politiques », par exemple « aux cortèges contre le fichier Edvige et contre le renforcement des mesures sur l’immigration ».(…) »La mise en scène de l’arrestation et de l’inculpation des « autonomes de Tarnac » est un phénomène qui révèle une mutation profonde de l’ordre symbolique de la société.Le pouvoir a la possibilité de créer un nouveau réel, une virtualité qui ne supprime pas mais qui supplante les faits. La faiblesse du mouvement social, la faillite de la fonction symbolique expliquent l’absence de frein opposé à la toute-puissance de l’État qui se montre en tant qu’image englobante, en tant que figure maternelle.À un ordre social qui se révèle contradictoire se substitue une structure psychotique, un ordre qui supprime tout conflit, toute possibilité de confrontation avec le réel.

L’article complet sur : http://www.humanite.fr/2008-12-29_Tribune-libre_L-affaire-de-Tarnac-un-ordre-psychotique

30 décembre : Gérard Coupat estime, dans une interview à nouvelobs.com, que le maintien en détention provisoire de son fils, Julien Coupat, soupçonné d’avoir participé aux sabotages des lignes de TGV, procède d’une volonté politique visant à tuer dans l’oeuf toute révolte de la jeunesse contre le « totalitarisme mou qui tente de s’installer en France ». G.Coupat:

« Moi qui n’avais pas de forte démarche politique dans ma vie, qui votait tantôt à droite, tantôt à gauche, en fonction des personnalités politiques, qui avais été myope, un peu lâche, je sais désormais ce que je vais faire du reste de ma vie. Je vais m’engager contre ces lois liberticides : ce sont nous, les hommes et les femmes de 40 à 60 ans, qui avons laissé les gens au pouvoir mettre en place ces lois scélérates ; c’est à nous, avec l’aide des jeunes, de les faire sauter car elles sont contraires à l’esprit de la démocratie française. Et puis, je vais mettre toute mon énergie pour que Tarnac continue à vivre, car c’est pour moi un symbole merveilleux de résistance au totalitarisme mou qui tente de s’installer en France. Merci au peuple de Tarnac de nous avoir réveillés. »

l’article complet sur : http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/opinions/20081230.OBS7792/michele_alliotmarie_cherche_a_faire_un_exemple_a_traver.htmlInterview%20de%20G%C3%A9rard%20Coupat%20par%20Sarah%20Halifa-Legrand%3Cbr%20/%3E(Mardi%2030%20d%C3%A9cembre%202008)

 

31 décembre :

Image

Dominique Voynet dénonce la détention « incompréhensible » de Julien Coupat.

…M. Coupat, 34 ans, lui est apparu comme « quelqu’un de solide qui a l’intention de dénoncer les conditions d’interpellation, la qualification invraisemblable des faits, la durée de cette détention provisoire ». « La seule chose que Julien Coupat m’a demandé c’est d’alerter sur la dégradation de ces lieux et le caractère assez dégradant de cette incarcération », a ajouté l’ancienne ministre de l’Environnement. Mme Voynet a dénoncé « le fait que la présomption d’innocence ait été systématiquement et dès les premières minutes bafouée » dans cette affaire, où Julien Coupat est présenté par l’accusation comme le « le leader charismatique et idéologue » d’un groupe clandestin « anarcho-autonome » soupçonné d’avoir commis des dégradations de caténaires contre des lignes à grande vitesse fin octobre et début novembre. …M.Gérard Coupat a présenté ces jeunes gens comme des « anticapitalistes qui critiquent la politique du gouvernement et ont le courage de militer ». Il a salué « le courage des jeunes de Tarnac », le village corrézien où ils vivaient. Il a dénoncé « l’opération médiatico-policière montée par la ministre de l’Intérieur » Michèle Alliot-Marie « pour stigmatiser ces jeunes de gauche ».

L’article complet sur : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5i6j5swbVElXE3f1mVrY_6St0kX0g

… La suite dans la chronologie-2009


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