Nos Adieux au Magazine NEXUS

Magazine_Nexus_Nos_Adieux_Les_Insoumis

La mise en demeure (du latin mora, retard) est une interpellation formelle utilisée principalement dans des commandements de créditeur à débiteur…

Voilà qui donne une haute idée de la vision du directeur de Nexus France (nouvelle formule) sur ce que peut ÊTRE la NATURE d’un ÉCHANGE, suite à la publication par l’un de nos membres d’une liste d’articles issus de la revue qu’il avait mis librement à disposition sur les Forums des Insoumis.

Le magazine Nexus qui encourageait il y a peu de temps encore la diffusion de son contenu pour une utilisation non commerciale, (ce qui apparaissait comme la moindre des choses dans la mesure où il s’inspire et s’appuie en partie sur les recherches et traductions de blogs, sites ou forums tels que lesInsoumis.org) menace aujourd’hui par l’entremise de son directeur de publication, David Dennery, de porter plainte contre celles et ceux, et qu’importe qu’ils soient de vieux soutiens ou de nouveaux abonnés, qui diffuseraient des articles sans accord de la rédaction.

La mention “La diffusion de l’information contenue dans Nexus est activement encouragée pour une utilisation non-commerciale” encore présente sur le n°69 a tout simplement été balayée de la déclaration de raison d’être du magazine après l’obtention de l’agrément CPPAP accordé par l’Etat Français.(1)

Par conséquent, aux vues des nouvelles orientations économiques, éditoriales ainsi que celles en matière de droits de reproductions (et de partage), prises par la nouvelle direction française depuis le numéro 70; et aux vues des choix communicationnels et stratégiques de Mr Dennery, nous informons que Les Insoumis retirent purement et simplement leur soutien à cette revue.

Adieu!

Note : La diffusion de cet article publié sur lesinsoumis.org est quant à elle activement encouragée, ce dernier pouvant être repris et modifié par tout site, blog ou forum qui aurait été victime des mêmes menaces.

(1) Le CPPAP est la Commission Paritaire des Publications et Agence de Presse, qui accorde un taux de TVA à 2,10% au lieu de 19,6 %, et qui permet au directeur de publication de s’auto-congratuler dans l’édito n°70 de 17 points de marge comptable.


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10 Commentaires

  1. dennery dit :

    Décidément, il faudra quand même que vous m’expliquiez comment payer l’imprimeur sans vendre de magazines.
    L’encouragement à la dissémination du CONTENU du magazine était comprise comme une autorisation de scanner entièrement le magazine pour le diffuser gratuitement, occasionnant un manque à gagner menaçant l’existence du Magazine. (ce sont donc les sympathisants à nos écrits qui font tout, paradoxalement, pour les empêcher). Comme quoi, l’ignorance est sans doute, au final, la seule véritable plaie de l’humanité.
    Sans parler des rédacteurs, illustrateurs, photographes qui ont des droits sur cette maquette qui est conçue pour une version publiée en kiosque.

    J’espère que vous aurez l’honnêteté de publier ce droit de réponse.

    David Dennery – directeur de publication – magazine NEXUS

    • Asokka dit :

      Suspecter ceux qui diffusent et/ou téléchargent les articles de Nexus sur internet de ne pas acheter les magazines prouvent votre évidente méconnaissance et de l’outil internet et de vos lecteurs, auxquels nous appartenions.
      Dans les deux cas, c’est à votre détriment.
      Hormis votre arrogance qui vous pousse à traiter d’ignorants ceux qui osent défier votre logique, nous ne retiendrons de vos messages que votre peur pathologique d’un manque à gagner et regrettons que chacune de vos interventions porte un peu plus préjudice au magazine Nexus.

      Enfin, nous vous invitons à lire le post “Savoir Revivre” et principalement les quelques lignes laissées par l’éditeur en fin d’article, qui lui valent toute notre estime et notre soutien.
      Votre droit de réponse ayant été respecté, sachez que vous ne trouverez désormais plus tribune sur lesInsoumis.org.

      Asokka – Directeur de publication de ces quelques mots

  2. Pierre Baron dit :

    J’ajoute, à titre d’information, que nombre d’internautes n’auraient pas eu la moindre connaissance de l’existence de votre magazine sans les nombreuses références qui lui sont faites sur les sites d’échanges d’informations tels que celui de lesinsoumis.org.

    Vous auriez pu proposer un partenariat ou une solution amicale pour que les deux parties s’y retrouvent. Vous auriez pu éviter d’envoyer un message typé cabinet d’huissier. Je ne suis même pas surpris de votre façon de procéder ; je vois de jour en jour les esprits à contre-courant se détourner de leur but initial, comme happés par la Presse A Billets.

    C’est dommage, mais tellement… humain.

  3. preacher_man dit :

    Bonjour à tous, amis insoumis.

    Je tenais à vous signaler que la même mésaventure est arrivée à notre collectif le 21 avril 2011, alors que the_thing, l’un de nos rédacteurs, prend l’initiative de relayer une sélection d’environ 80 articles scannés du magazine NEXUS (et non de magazines entiers) au format PDF.

    Nous avons été abordés, sous forme de commentaire sur notre blog, par M. Gérard Muguet, prétendu illustrateur chez Nexus. Message hautain, condescendant, et commençant sans même se présenter par des menaces en citant des textes de loi sur les droits d’auteur, c’est désormais le visage et la philosophie de Nexus à laquelle nous avons eu affaire. Pourtant, une simple demande courtoise aurait suffit. Je m’exécute à contre-coeur et retire les fichiers… Inutile de vous dire qu’avec une telle entrée en matière, la discussion a vite tourné au pugilat.

    Zone-7, quant à lui, nettement moins enflamé que moi, mise sur la probabilité de l’intervention d’un imposteur, et décide de remettre les fichiers en ligne… Le lendemain, comme on pouvait s’en douter, la mise en demeure tombe, the_thing reçoit un message sur son répondeur.

    Il s’entretient s’entretient finalement par téléphone avec M. Dennery qui semblait paniquer devant la diffusion sauvage des pages du magazine. Selon ce dernier, nous étions le sixième cas en moins d’un mois, preuve évidente que depuis leur changement de politique, la chasse à la diffusion d’articles est devenue féroce…

    Pourtant, comme vous le soulignez très bien, la mention selon laquelle « la diffusion de l’information contenue dans Nexus est activement encouragée pour une utilisation non-commerciale » est présente jusqu’au n°69. Nous n’y avions tout simplement pas prêté attention. Pour nous, ces valeurs de partages étaient intrinsèquement liées à la philosophie de Nexus, à aucun moment nous n’aurions pensé qu’ils retournent leur veste à ce point.

    Ne vous inquiétez pas, Messieurs Dennery et consorts, nous avons compris. En revanche, ne nous parlez pas d’ignorance devant votre méconnaissance de la nature même d’internet (un comble dans votre position !)…

    D’alleurs, devant votre mutisme face au mail que nous vous avons envoyé le 23 avril 2011, je prends l’initiative de rendre public le contenu de cette lettre.

  4. preacher_man dit :

    Bonjour Monsieur.

    L’un de mes collaborateurs sur le blog Contre la Pensée Unique m’a rendu compte de votre conversations téléphonique, et c’est en toute amitié que je prends contact avec vous.
    Notre accrochage au sujet des fichiers relayés (et, je le précise, retirés) par notre collectif a soulevé à mon sens des questions que votre équipe ne doit en aucun cas ignorer.

    Toutefois, je ne vous laisserai pas le loisir de vous cacher derrière le doigt qui pointera vers l’apparente naïveté de notre démarche et de notre discours, car c’est selon un postulat des plus rationnels que je vais tenter de vous exposer un état des lieux et des problématiques qui, je le crois, reflètent la réalité telle qu’elle se présente à l’heure d’Internet.

    Nature du réseau

    Au vu du contenu de vos publications, je ne pensais pas devoir le faire, pourtant, il me parait absolument essentiel de vous diriger vers les conférences de Benjamin Bayart.
    Il définit très justement la nature intrinsèque de l’Internet.
    http://vimeo.com/3110600

    Dans un réseau en étoile de type minitel, l’intelligence est au centre : vous disposez d’un serveur central qui détient la totalité de l’information, et les terminaux qui s’y connectent ne savent que recevoir de l’information, il ne savent pas émettre. il vous suffit donc de taper sur la tronche du serveur central pour stopper net les échanges d’information.

    La particularité d’Internet, c’est sa nature de réseau acentré : l’intelligence du réseau n’est pas au centre, mais est à la périphérie (ce sont les utilisateurs). Chaque ordinateur, connecté à une toile, peut à la fois recevoir et émettre de l’information. Ainsi, l’information passe par une multitude de chemins et une multitude de carrefours… Si vous bloquez un chemin ou tapez sur la tronche d’un carrefour, l’information prendra tout simplement un autre chemin pour arriver, in fine, à destination.

    Le meilleur exemple d’une utilisation d’Internet tel qu’il a été conçu originellement est le système d’échange par Peer-To-Peer, et ce n’est pas pour rien qu’il dérange tant.

    Cas d’école

    J’arrête là les considérations techniques pour vous donner deux illustrations concrètes : la première, vous en avez forcément déjà entendu parler puisqu’il s’agit de LLP (LeLibrePenseur), figure emblématique de la communauté francophone dite “conspirationniste”. Parce qu’il dérangeait ou pour je ne sais quelle autre raison, Dailymotion a jugé bon de le museler en supprimant son compte, suivi alors par une multitude d’internautes qui ne manquaient pas la moindre de ses interventions. Les censeurs de Dailymotion avaient seulement oublié de composer avec la réaction de toute cette communauté qui s’est empressée, par mesure de soutien, de remettre en ligne toutes ses vidéos. Aujourd’hui, vous n’avez qu’à taper les trois lettres LLP dans google pour tomber irrémédiablement sur l’un de ces enregistrements tant ils sont nombreux.

    Un autre cas concret, très loin d’être une exception pour peu qu’on sache programmer et configurer correctement un site : le blog Contre la Pensée Unique.
    Nous venons de le passer à sa version 3, et ce n’est pas qu’une question de design puisqu’il est désormais structuré pour tirer parti d’une fonctionnalité très en vogue à l’heure des réseaux sociaux : la synchronisation. Concrètement, il suffit de poster un article pour qu’il se retrouve relayé, sans lever le petit doigt, sur Facebook, Twitter et Myspace. Pour peu qu’on en fasse une petite promo avec une vidéo de 5 minutes, et le voilà sur Dailymotion et Youtube… Tout ceci dans les 5 minutes suivant sa publication de notre article, sans rien faire.

    Les sites basés sur ce modèle sont légion sur la Toile…

    Hypothèse

    Soit Kévin, un internaute isolé au fond de sa campagne. Ne lui demandez pas de réfléchir car il est un peu con, de surcroît pas très au fait de la législation en vigueur, mais il est tombé par hasard sur un article d’un vieux numéro de Nexus qui a changé à jamais sa vision du monde
    Encouragé par l’autorisation de diffusion figurant au bas de l’édito, il éprouve le besoin irrépressible d’informer ses amis du contenu de cet article… Il le poste donc tout naturellement sur son blog qui, comme bon nombre de blogs en 2011, est synchronisé avec Facebook, Twitter, Myspace, pourquoi pas Google Buzz tant qu’on y est.
    Il dispose d’assez peu de contacts : admettons 50 sur chaque plateforme, mais certains de ces contacts en ont, pour leur part, plus de 1500, et d’autres tiennent de petits forums forts de 300 inscrits.

    Vous l’aurez bien compris, 1 heure sera bien suffisante pour que le flux d’information devienne totalement incontrôlable, et si au bout de cette heure Kévin souhaite racheter son péché en retirant l’article de son blog, il serait étonnant que personne ne relaie l’info parmi ses 200 contacts.

    Le syndrome du moine copiste

    Je peux comprendre qu’à la lecture de ce constat on puisse se sentir acculé, à l’image des moines copistes à l’heure des débuts de l’imprimerie.

    Alors que faire ?
    Traquer sans relâche tous les contrevenants ?
    Charger comme une mule notre petit Kévin pour qu’il serve d’exemple ?
    Soyons sérieux : l’histoire récente nous a démontré qu’en l’état actuel des choses, tant que le web sera libre, ce combat est perdu d’avance.

    Alors peut-être doit-on brider, filtrer le net…
    Finalement, HADOPI, ce n’est pas si mal…

    Êtes-vous prêt à cautionner, voire à pratiquer des méthodes que vous dénoncez ?
    Pensez-vous que cela pourra se faire à l’insu de votre lectorat, sans réaction aucune ?
    Êtes-vous prêts à prendre ce risque à l’heure des réseaux sociaux ?
    Ne pensez-vous pas que Nexus contribue activement à fabriquer à la chaîne toute cette communauté de cyber-activistes ?

    Ne disiez-vous pas à mon collègue que nous sommes de fait soumis au règles de ce monde ?
    Je vous donne une entière raison sur ce point, c’est d’ailleurs une phrase que je m’entends souvent dire, mais Internet est en train de changer ces règles, pénalisant ceux qui croient qu’il peuvent encore monnayer la connaissance.

    Vous l’avez dit, on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche. C’est la pierre angulaire du problème.
    Face à Internet seules 2 alternatives sont possibles : accepter et s’adapter, ou refuser et combattre.
    Tyrans ou pionniers, tels sont les 2 chemins qui s’offrent à vous.

    Solutions ?

    Evidemment, je ne peux pas mettre fin de la sorte à un tel discours sans tenter de trouver avec vous un certain nombre de solutions, du moins de vous diriger vers des pistes de réflexion. A ce propos, cette vidéo ( http://framasoft.blip.tv/file/1863076/ ) est particulièrement édifiante, puisqu’il est question de la mise en œuvre d’un modèle économique VIABLE qui tire réellement parti de nature intrinsèque du net.

    Il est bien évident que le fait de trouver un modèle économique qui puisse s’adapter à votre activité ne se fait pas du jour au lendemain et demande qu’un grand nombre de personnes se penchent sur la question. D’un autre côté, autour de Nexus gravite une communauté très active et consciente, qui tient ce magazine en haute estime, et je suis persuadé qu’elle saura vous soutenir, vous aider à trouver des idées, à les appliquer, à condition d’établir un véritable contact avec elle et de la voir comme une alliée.

    J’en fais partie.

    L’heure de la remise en question est venu, il est temps de mettre vos lecteurs à contribution.
    Il est temps de changer de paradigme.

    Tyrans ou pionniers, tels sont les 2 chemins qui s’offrent à vous.

    Amitiés.

  5. dennery dit :

    ——————————————-
    Note d’Asokka : Preacher_man a bien fait de rendre public le contenu de cette lettre du 21 avril 2011, puisque une réponse nous est parvenue par mail seulement quelques heures après…
    Ayant annoncé précédemment que M. Dennery ne trouverait plus tribune sur ces pages, nous faisons exception ici pour la dernière fois uniquement par respect pour Preacher_man.

    ——————————————-

    bonjour Untel,

    Même s’il est dommage de parler à un anonyme (en l’occurence, vous admettrez que celui qui se cache, ce n’est pas moi).
    Mais je vous remercie pour ce message, dont l’analyse est pertinente, même s’il ne propose pas de solution réelle.
    Comme toutes les technologies humaines, internet peut être le meilleur ou le pire outil et nous renvoie à notre responsabilité et notre conscience. Nous avons tous notre libre arbitre, heureusement.
    Ce sont nos ventes qui permettent de rémunérer les enquêtes longues et difficiles – et le magazine est bien obligé de s’inscrire dans les règles du jeu économique pour exister. A ce titre, je vous suggère de faire votre petite enquête qui vous permettra peut-être de comprendre que Nexus est un des seul magazine d’info alternative qui le fasse.
    Je peux vous dire en tout cas que le manque à gagner sur la vente d’anciens n° est de l’ordre de 6000 euros par mois.
    Nous nous apprêtons à mettre au pilon plusieurs milliers d’entre eux, qui ne trouverons plus preneur (notre bilan nous y contraindra). Personnellement, j’aurai une pensée aux arbres qui ont servi à les imprimer, pour rien.
    Juste parce que des ignorants qui se cachent derrière leur ordinateur, et qui souhaitent visiblement le rester, préfèrent nourrir leur soif de reconnaissance en volant nos écrits ; c’est plus facile que d’écrire soi-même, c’est sûr, mais beaucoup moins édifiant.
    Je pense que le web est une réelle opportunité pour la liberté d’expression, mais je comprends maintenant pourquoi il est aussi une opportunité pour ceux qui se repaissent de pouvoir, et pourquoi, inventé pour les besoins militaires, il a été développé avec l’accord des puissants. Car quand les producteurs d’oeuvres intellectuelles auront disparus, il ne restera que la bonne sousoupe confortable servie par les corporations ou les idiots.
    Je ne sais pour vous, mais moi j’ai l’impression que l’abêtissement et la lobotomie généralisés se portent plutôt bien. Tout ce qui exige quelque réflexion disparaît au profit de raisonnements et d’émotions pré-digérés. Nous aurons fait notre part, et si Nexus disparaît, je ne suis pas inquiet. La vie saura trouver d’autre moyen de réveiller nos esprits paresseux. Puissent-ils ne pas être trop brutaux et surtout : gratuits. Je ne pense pas comme vous que Nexus monnaie la connaissance, il monnaie le temps de rédaction, de maquette, le papier, l’impression, de transport, etc. La connaissance, contrairement au savoir, ne s’aquière que par l’expérience directe. Par ailleurs, le fait de monnayer quelque chose ne voue pas le vendeur aux gémonies, l’argent en lui-même n’est pas responsable de nos maux.
    Désolé, car en tout cas, le manque à gagner n’est pas propre à me libérer du temps pour discuter sur les forums comme celui-ci.
    Une dernière chose me vient à l’esprit en réponse à votre email : il n’y a pas de jeu sans règles – un jeu sans règles, tourne inévitablement à l’affrontement et à la guerre.

    je vous remercie néanmoins de votre investissement personnel autour de ces problèmes de piratage.

    amicalement

    David Dennery

    merci de bien vouloir poster ce message dans le forum, j’ai oublié mes identifiants et mdp.

  6. Preacher_man dit :

    Bonjour M. Dennery.

    Je trouve regrettable qu’il faille rendre ma missive publique pour que vous daigniez me répondre. Vous avez mon pseudonyme, allez sur notre site et vous trouverez comment me joindre si vous le souhaitez.

    Je ne vais pas m’amuser à tirer sur une ambulance ni à débattre sur des questions que vous avez soulevé compte tenu du fait que les administrateurs de ce blog ne vous laisseront sûrement pas répondre. Je tenais toutefois à recentrer certaines choses.

    En premier lieu : par pitié, cessez de nous voir comme des adolescents naïfs et ignorants qui n’entendent rien aux contraintes économiques : personnellement, je comprends parfaitement que vous défendiez vos intérêts, le seul véritable grief que j’ai contre l’équipe de Nexus est la manière dont nous avez abordé. Je le répète, Si M. Muguet avait fait preuve d’un minimum de courtoisie (on ne demandait même pas de la gentillesse, juste de la courtoisie) les fichiers auraient été retirés sans la moindre histoire.

    Ensuite, soyons un minimum honnête : la véritable raison de votre manque à gagner est la crise économique bien plus que le piratage : vous me direz que 7€, c’est le prix de l’information libre, mais à l’heure actuelle, bon nombre de personnes ne peuvent pas se permettre de mettre une somme pareille dans un magazine. C’est un débat à part entière, c’est discutable j’en suis conscient, mais il me paraissait important de ne pas négliger ce paramètre.

    Enfin, je terminerai sur la question de l’anonymat. Voyez-vous, je suis moi aussi soumis aux contraintes de ce pauvre monde, et si l’un de mes clients tape mon nom dans Google, j’aimerais tout simplement éviter de le voir tomber sur mes opinions politiques.

    Sur le net, je ne divulgue mon identité qu’après un certain nombre d’échanges, lorsque la confiance s’est installée et que j’estime que le masque peut tomber. Au vu des circonstances fort regrettables de notre cyber-rencontre, vous comprendrez aisément que ma confiance en vous est particulièrement limitée.

    Rassurez-vous, vous n’aurez plus de problèmes de ce type avec nous, mais gardez à l’esprit que nous sommes loin d’être les seuls.

    Cordialement.

  7. SHD dit :

    Dennery passe de “la mise en demeure” à “la guerre”, en un clic.
    C’est effroyable et vraiment pénible !! C’est pathétique !!

    Ce monsieur devrait payer un expert conseil en communication à 3000 $, pour se faire expliquer avec un lexique d’épicier qu’il est en train de se saborder lui-même et de saborder son propre magazine.
    Je pense qu’une communication belliqueuse, arrogante et obsessionnellement comptable nuit bien plus à l’image de ce magazine que 3 (ou 30) pdf en ligne…

    Il nous laisse par contre entrevoir deux limites inédites à la gratuité:
    - sa prose donne envie aux lecteurs de payer pour ne plus avoir à lire ses délires.
    - Il faut apparemment payer la thérapie (et le thérapeute) pour qu’elle fonctionne…

    Quelqu’un du magazine N_X_S® devrait sauver du pilon quelques anciens numéros abordant par exemple les bénéfices de la relaxation ou les secrets de la communication animale, et devrait les mettre en évidence sur le bureau (ou le chevet) du Boss.

    De l’air vite !!!

  8. alec dit :

    au lieu d’envoyer les magazines au pilon, il aurait mieux valu les distribuer gratuitement ! eh oui, pas besoin de payer le pilon, et le magazine est la meilleure des publicités et caisse de résonance, donnant envie d’y revenir, si le contenu est de qualité.Mais cela demande un certains…lâcher-prise

  9. Virginie dit :

    Cet article est ancien mais je me permets d’intervenir pour dire à monsieur Dennery, que personnellement c’est le fait d’avoir pu avoir accés à quelques articles sur le net, qui m’a donné envie de lire et d’acheter ce magazine …

    Il me semble que le public lecteur de Nexus n’est pas tout à fait le même public qu’un quelconque magazine (de mode par exemple) et que si vous connaissez vraiment vos lecteurs vous savez qu’ils ne sont pas ceux qui cherchent à profiter à tout prix, mais au contraire qui encouragent les nouvelles alternatives !

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