Post-Moderne

Article rédigé par Insurgé911 pour LesInsoumis.org.

Rien n’est fait pour que l’on s’en rende compte, mais sachez-le, tout ce que vous constatez comme dysfonctionnements, comme absurdités politiques, tout ce qui va suivre, TOUS nos maux sont partagés par-delà nos frontières, en Europe, mais aussi en Asie, ou en Amérique, en Australie et partout où vous pourrez poser votre regard (1).

Un monde, un dieu, l’argent

Dans ce système sociétal, l’argent permet tout. Faire émerger des îles de l’océan ou en faire disparaitre en son sein, faire pousser des plantes tropicales dans le désert ou assécher des mers entières, creuser des kilomètres sous terre ou s’envoler dans l’espace, copier des êtres vivants à partir de cellules ou anéantir toute vie en une seconde. Technologiquement, nous sommes passés du statut d’hommes au statut de demi-dieux, capables de modeler notre monde de l’échelle nanométrique à l’échelle planétaire. Pourtant, pas un pays n’échappe à la misère, aux frustrations et à la violence.

La vie n’est pas un cliché instantané mais une évolution lente et périlleuse. On peut progresser vers quelque chose de positif ou au contraire régresser vers le chaos, le règne animal, la loi de la jungle. Vers ou allons nous?

Puisque « technologie et argent » permettent tout, alors pourquoi tant de souffrances et de chaos? Tous n’ont qu’une réponse: Il n’y aurait plus d’argent parait-il.

La dette ou le mythe de la croissance

Ce point est crucial pour comprendre le tout: La croissance c’est la dette.

Non, l’argent ne se crée pas par magie, il s’emprunte point barre. (2)

Aussi lorsque l’on nous vend les mérite de la sacro-sainte croissance, mesurez en l’impacte; Notre nation est déjà endettée à hauteur de MILLE CINQ CENT MILLIARDS d’€. La charge de la dette en elle même est en passe de devenir le premier poste budgétaire de l’état, cela veut tout simplement dire que la majorité des impôts que nous payons afin de permettre la vie en société, la paix sociale comme on dit, est détournée pour rembourser de l’argent à des prêteurs (3).

Pire; regardez autour de nous, cherchez un pays qui n’appartient pas à ces argentiers, un pays qui ne coule pas sous une incroyable dette, il y en a encore mais ils se raréfient.

Le monde est simplement en train d’être acheté. Comme un minable bien de consommation. Cela comprend nos terres agricoles ou constructibles, mais aussi nos entreprises, nos moyens de production donc nos technologies, mais bien pire, nos lois donc nos vies.

Le président n’est qu’un employé

Mesdames et Messieurs, comme vous je pensais que le président, élu de notre nation était le grand manitou; hors j’ai le regret de vous informer que le président n’est qu’un simple employé, il a, comme vous et moi, des chefs, des patrons.

C’est une simple conséquence du point précédent. Lorsque vous devez 1 500 000 000 000 d’€, vous n’êtes plus libre de décider. La reforme des retraites serait un impératif d’ordre économique?

Si ce n’est pas un mensonge, ce n’ est qu’une demi-vérité: Cette dette qui nous étreint dépend principalement des agences de notation internationales. Vous en avez certainement entendu parler, notamment lorsque la Grèce (lâchée depuis longtemps) était sous le feu des médias. Ces agences sont chargées d’évaluer notre “santé” économique et notre capacité à rembourser notre dette. En attribuant des notes aux nations, elles influent sur les taux d’intérêts qui seront appliqués aux emprunts. Vu les sommes en jeu, on peut dire qu’ils pointent le canon en permanence sur nos têtes à tous. Nos “grands” prêteurs, sont les patrons de nos présidents; Ils sont le seul et unique pouvoir.

La crise, le plus grand braquage de l’histoire

Alors voila, soyons clair, les maitres n’ont pas encore tout acheté, le processus est long. Les techniques complexes nécessitent du temps pour parvenir à asservir les masses tout en évitant prises de consciences collectives et autres mauvaises surprises. Parfois, les argentiers se permettent un petit coup d’accélérateur… le dernier était un peu gros, du déjà vu en plus; « la crise »; ça vous parle? Moi je vais appeler ça par son nom commun, un braquage, vous me le permettrez.

Au niveau national la dette serait passée de 65.9% du PIB en 2007 à 82% du PIB en Septembre 2010 (4). Il semble particulièrement difficile d’avoir des chiffres fiables quant à la dette cumulée mondiale et son évolution mais ce n’est pas impossible. Celle ci explose. (5)

Pour apprécier l’emprise de la finance mondiale sur nos nations, nous pouvons nous attarder un peu sur nos amis et voisins grecs; un bel exemple de l’avenir que l’on nous réserve. Acculés par leur dette (comme nous tous), leur politique leur est tout simplement dictée par les banksters internationaux qui font main basse sur ce qu’il reste de l’économie grec, au grand dam du Peuple Grec dont la contestation est écrasée avec violence et manipulation.(6)

Si tout le monde ou presque est endetté, une question se pose: où est l’Argent? …Nulle-part. (si vous avez tapez « argent-dette » dans un moteur de recherche vous le saviez déjà.)

Écrans de fumée, diviser pour régner

Pourquoi nous ne nous en sortons pas? Pourquoi nous n’avançons pas? SAVOIR.

Pour résoudre un problème, il faut en avoir connaissance; hors, si nous croulons sous un flux sans cesse grandissant d’informations, la très grande majorité de nos médias (appartenant aux gagnants du système) s’acharnent à nous remplir la tête de faits divers, de stimuli s’adressant quasi unanimement à nos bas instincts: sexe, violence, désirs et peurs, tous survolés de façon manichéenne, empêchant toute réflexion personnelle et autonome. La technique est simple, on ne parle d’un groupe que pour en montrer le pire.

On nous désigne l’ennemi du doigt comme une évidence: selon ces médias et politiciens, l’immigration serait coupable, les gamins qui déraillent seraient coupables, leurs parents seraient coupables, la justice serait coupable, etc etc. Par contre les médias sensés nous éclairer sur nos choix de citoyens, sensés élever nos réflexions, mais si pourris par l’argent, eux n’y seraient pour RIEN. Pire, à écouter les dires de nos politiciens une fois au pouvoir, ils n’y seraient pour rien et n’y pourraient rien non plus. Dans ces conditions le vote a-t-il encore un sens? N’ayant plus de pouvoir sur la création de l’argent, sur les banques, nous n’avons plus le pouvoir du tout.

Reprenons le pouvoir

Partageant nos espoirs comme nos problèmes, nous avons toutes les chances de nous en sortir, en allant simplement à l’encontre de ce que l’on nous dicte.

On nous pousse à la division, on nous maintient dans l’ignorance, on nous apeure, on nous diverti, on nous abruti et on occupe notre « temps de cerveau disponible » parce que le temps libre nous permettrait de penser, de nous cultiver, de nous découvrir, de nous connaître, de comprendre, d’aimer l’autre et donc de résister.

Il nous faut du courage, celui d’affronter les peurs dont on nous empli, le courage de voir un frère en celui que l’on nous désigne comme ennemi.

Car d’ennemi, nous n’en avons pas. Certains ont eu la cupidité, l’avidité et l’ambition, les autres ont laissé faire. Nous ne voulons rien d’autre que reprendre ce qui nous est dû:

Le pouvoir de faire la loi. Par le Peuple, pour le Peuple.

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(1) • Dette publique – Carte des Pays – Monde

Riots, protests, civil unrest, police brutality and resistance (coupez le son s’il vous agresse)

(2) L’Argent Dette

(3) La charge de la dette sera le premier poste budgétaire de l’État en 2013 !

(4) La dette publique représente 82,9 % du PIB de la France

(5) Global debt comparison / Current global public debt

(6) Flic casseur?


Note de l’équipe Les Insoumis :
Suite à l’appel aux rédacteurs que nous avons lancé, « Post-Moderne » est le premier article que nous publions. Merci à Insurgé911 d’inaugurer ce projet.


2 Commentaires

  1. pistolstar dit :

    Un des nombreux outils de lecture pour comprendre l’incroyables « complexités » (lol) du monde sont les institutions dont nous sommes esclaves les plus grandes d’entre elle et les plus normatives ont un impact énorme sur nos vies; l’état, la religion, la finance, le capitalisme, la monnaie. ces institutions sont formées et forme constamment des élites qui en échange de récompenses diverses (argent, pouvoir, reconnaissance…) deviennent « esclave » ou plutôt sujet ou courtisant, et vivent pour ces institutions…
    A méditer pendant les longues soirées d’hivers… ou d’été.
    Mais je pense que l’auteur de ce blog qui est très bien fait et pensé l’a déjà remarqué, bonne continuation, la démocratie est morte, vive la démocratie!!

  2. insurgé911 dit :

    Merci pour ton commentaire.

    J aimerais reagir sur le concept d »etat ».
    Beaucoup de gens pensent que l etat est oppressif et qu il faut donc s en debarasser.

    Je ne partage pas ce point de vue.

    Au contraire, partant du constat que l homme fort a toujours tendance a opprimer l homme faible, le concept d etat est né pour permettre la justice et donc la liberté.

    La seule chose a comprendre, c est que, d etat nous n en avons pas.Il faudra necessairement le batir (contrairement a ce que l on tente de nous faire avaler, a nous les pas-contents).

    Ce que l on qualifie a tord d etat, est une usurpation.

    Il s agit de tiers-etat. http://fr.wikipedia.org/wiki/Tiers_%C3%A9tat

    Plus que jamais; pour moi en tout cas, l etat reste a batir.

    Comme tu dis, la Democratie est morte ! Vive la Democratie !

    Dam

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